On assiste, en cette fin de campagne, à une bataille de chiffres ou s’échangent des pourcentages, des moyennes par habitant, des
taux de progression auxquels les bougivalaises et les bougivalais,même les plus aguerris en terme de finances publiques, ne peuvent rien comprendre. Elle révèle soit
l’incompétence soit une analyse brouillonne et donc inquiétante de la gestion de notre ville.
Une commune ne se gère pas comme une entreprise comme l’affirment certains, mais avec pour seul objectif de répondre aux attentes de l’ensemble de ses habitants. Elle est un acteur majeur du service public.
Pourtant si une ville n’a pas vocation à dégager des profits (la loi ne le lui permet d’ailleurs pas), sa gestion doit s’effectuer dans le souci d’une gestion
rigoureuse, efficace mais également performante, de l’argent public.
Dès lors, nous proposons de respecter quatre règles de saine gestion.
1- Adapter le financement au projet
L’autofinancement n’est pas une fin en soi. Le recours à l’emprunt peut s’avérer utile et même recommandé, en particulier sur des investissements amortissables sur le long terme. Il permet de dégager des marges de manœuvre en autofinancement pour financer les services à la personne qui manquent cruellement à notre ville. Bien sûr, le recours à l’emprunt doit se faire dans un cadre raisonnable, à la mesure de nos moyens, sans avoir pour résultat d’augmenter les impôts.
2- Structurer et clarifier la dépense publique
Les Bougivalaises et les Bougivalais doivent être informés de l’adéquation entre les projets et leur financement. C’est pourquoi, outre les outils strictement réglementaires de la gestion (budget primitif, débat d’orientation budgétaire, etc...), un plan pluriannuel d’investissement devra être présenté et débattu chaque année, en conseil municipal, pour donner une perspective, clarifier les investissements, leur durée de réalisation, leur aboutissement et leur financement dans le temps.
3- Aller chercher les financements
Un maire ne peut plus rester passif et adopter une gestion « ménagère » de sa ville . Il doit aller chercher les subventions et les financements avec la plus grande détermination auprès des partenaires institutionnels et éventuellement privés pour financer ses projets. Il a le devoir d’être un porteur de projets et l’acteur d’un avenir et d’une vision à long terme pour Bougival, pour les dépenses mais aussi pour les recettes.
4- Jouer la carte de la l’intercommunalité
Dans le cadre d’une intercommunalité aboutie - qui reste à construire - notre ville trouvera également des moyens dont elle ne dispose pas en propre, tant en termes de services que de finances. En partageant certains investissements réalisés sur notre commune, au service des Bougivalaises et des Bougivalais mais aussi de nos « communes sœurs », nous pourrons minorer nos dépenses et bénéficier de services optimisés et plus qualitatifs. La communauté de communes est également, dans le cadre de ses compétences, un pourvoyeur de subventions complémentaires pour des projets municipaux.
Votre vote des 9 et 16 mars sera aussi l’occasion de choisir une équipe qui saura vous rendre clairement des comptes sur la manière
dont elle gère les finances de notre ville.
Nous ne pouvons pas nous contenter d’une gestion « à la petite semaine », mais nous devons
mettre en place une méthode et des outils performants pour « bien dépenser » dans le respect de la qualité du service public.
Telle est l'intention, tel est le projet de Bougival Ensemble.
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Les impôts locaux sont
un sujet de préoccupation partagé par chacun.
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