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Budget

Vendredi 7 mars 2008

undefined On assiste, en cette fin de campagne, à une bataille de chiffres ou s’échangent des pourcentages, des moyennes par habitant, des taux de progression auxquels les bougivalaises et les bougivalais,même les plus aguerris en terme de finances publiques, ne peuvent rien comprendre. Elle  révèle soit l’incompétence soit une analyse brouillonne et donc inquiétante de la gestion de notre ville.

Une commune ne se gère pas comme une entreprise comme l’affirment certains, mais avec pour seul objectif de répondre aux attentes de l’ensemble de ses habitants. Elle est un acteur majeur du service public.

Pourtant si une ville n’a pas vocation à dégager des profits (la loi ne le lui permet d’ailleurs pas), sa gestion doit s’effectuer dans le souci d’une gestion rigoureuse, efficace mais également performante, de l’argent public.

Dès lors, nous proposons de respecter quatre règles de saine gestion.

1- Adapter le financement au projet

L’autofinancement n’est pas une fin en soi. Le recours à l’emprunt peut s’avérer utile et même recommandé, en particulier sur des investissements amortissables sur le long terme. Il permet de dégager des marges de manœuvre en autofinancement pour financer les services à la personne qui manquent cruellement à notre ville. Bien sûr, le recours à l’emprunt doit se faire dans un cadre raisonnable, à la mesure de nos moyens, sans avoir pour résultat d’augmenter les impôts.

2- Structurer et clarifier la dépense publique

Les Bougivalaises et les Bougivalais doivent être informés de l’adéquation entre les projets et leur financement. C’est pourquoi, outre les outils strictement réglementaires de la gestion (budget primitif, débat d’orientation budgétaire, etc...), un plan pluriannuel d’investissement devra être présenté et débattu chaque année, en conseil municipal, pour donner une perspective, clarifier les investissements, leur durée de réalisation, leur aboutissement et leur financement dans le temps.

3- Aller chercher les financements

Un maire ne peut plus rester passif et adopter une gestion «  ménagère » de sa ville . Il doit aller chercher les subventions et les financements avec la plus grande détermination auprès des partenaires institutionnels et éventuellement privés pour financer ses projets. Il a le devoir d’être un porteur de projets et l’acteur d’un avenir et d’une vision à long terme pour Bougival, pour les dépenses mais aussi pour les recettes.

 4- Jouer la carte de la l’intercommunalité

Dans le cadre d’une intercommunalité aboutie - qui reste à construire - notre ville trouvera également des moyens dont elle ne dispose pas en propre, tant en termes de services que de finances. En partageant certains investissements réalisés sur notre commune, au service des Bougivalaises et des Bougivalais mais aussi de nos « communes sœurs », nous pourrons minorer nos dépenses et bénéficier de services optimisés et plus qualitatifs. La communauté de communes est également, dans le cadre de ses compétences, un pourvoyeur de subventions complémentaires pour des projets municipaux.

 
Votre vote des 9 et 16 mars sera aussi l’occasion de choisir une équipe qui saura vous rendre clairement des comptes sur la manière dont elle gère les finances de notre ville.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’une gestion « à la petite semaine », mais nous devons mettre en place une méthode et des outils performants pour «  bien dépenser » dans le respect de la qualité du service public.

Telle est l'intention, tel est le projet de Bougival Ensemble.

Par Eric Chargé et Laurent Brugeilles
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Samedi 1 mars 2008
undefined Les impôts locaux sont un sujet de préoccupation partagé par chacun.

La communication sur ce sujet, telle qu’assurée par la municipalité sortante, ne saurait suffire à répondre aux légitimes préoccupations des contribuables bougivalais appelés aux urnes dans quelques jours, les 9 et 16 mars.


En cette période il n’est pas moins légitime de chercher à en savoir davantage sur ce sujet sensible. Aussi notre blog s’emploie t il à vous éclairer.


Qui de plus légitime pour parler d’un sujet sensible et redoutable que l
es conseillers municipaux qui ont vécu en direct les sept dernières années,  notamment ceux d’entre eux qui n’étaient pas soumis à l’obligation de se taire?


Le voile se lève un peu. Ayez l’obligeance de vous reporter à l’annexe.

Quelques éléments, évoqués en annexe, palpitants (quoique parfois ardus) et toujours instructifs,  peuvent vous laisser imaginer l’envers du décor.

Si cette lecture soulève des questions n’hésitez pas à vous exprimer.

D’autres contributions sur ce sujet vous permettront de vous faire votre opinion.

Il nous incombe de chercher à vous éclairer avec toute l’objectivité qui s’impose, en vue des 9 et 16 mars.



Pour en savoir plus sur les procédures budgétaires d'une commune, la situation du budget de Bougival... lisez cet article en cliquant ici.



Quelques exemples emblématiques de bugs

constatés au cours des sept dernières années de gestion financière
 
  • 1 – 2001 - dilapidation des économies laissées par la précédente municipalité pour mettre en place la collecte sélective au 1er janvier 2002  (4 MF), le financement devra être reconstitué sur le seul budget 2002, mais sans que cela n’apparaisse trop du fait du premier train d’augmentation des impôts locaux alors décidé (+ 20 %).
  • 2 – 2002  - engagements hors bilan : le principe d’une garantie d’emprunt pour 15 ans à un établissement scolaire privé a été voté sans que la partie collège de l’établissement (sur laquelle la commune n’a pas compétence) n’en ait été avec certitude exclue, et surtout sans s’interroger sur l’altération possible de nos ratios d’engagements pour pouvoir garantir ultérieurement du logement social. Cet engagement hors bilan, après avoir figuré en annexe de certains budgets ne figure plus à celui de 2008 sans que le conseil municipal n’ait été informé des modifications substantielles pouvant expliquer cette situation.     
  • 3 – 2003 - omission : c’est à l’occasion de la commission des finances tenue une semaine avant le vote du budget, que les travaux de voirie de 2003 (300 000 € carrément omis) sont ajoutés in extremis aux dépenses. Tous les documents édités ont dû alors se trouver modifiés.
  • 4 – 2003 - irrégularité du fait du vote de subventions par des conseillers dirigeant des associations bénéficiaires : les délibérations prises ont été cassées par le Contrôle de légalité (Préfecture) avant de se trouver régulièrement revotées.
  • 5 – 2003 - non respect de la réglementation pour les délégations données au maire : une cinquantaine de décisions, comportant des incidences financières, et non rapportées aux conseils municipaux suivant la prise des décisions, ont été en 2003 rapportées en bloc a posteriori, un an et demi après avoir été prises.
  • 6 – 2004 - non respect des procédures : convoqué cinq jours avant, le débat d’orientation budgétaire de 2004 a du être reporté (la loi rend ce débat obligatoire une fois par an et impose un délai de convocation de 15 jours).
  • 7 – 2005-2007 - insincérité du budget : le produit de la vente Jomard (475 000 €) qui ne constituait alors qu’une recette potentielle - seule la décision de vendre avait été prise - a été utilisée en recette d’investissement au budget supplémentaire de 2005 ; la signature de l’acte n’est finalement intervenue que le 28 décembre 2007.
  • 8 – 2005-2006 - absence de quorum : le compte administratif de 2005 (CM du 29 juin 2006) n’a pu se voir adopté qu’en septembre 2006
  • 9 – 2006 - absence de mise en œuvre de retro-planning permettant aux conseillers d’avoir, au moment du vote,  les éléments d’un marché : annulation du marché de restauration scolaire par le Tribunal administratif.
  • 10 – 2006 - inconséquence : la commission d’appels d’offres du 8 novembre n’a pas pu se tenir, pour non respect des délais, les convocations postées l’avant-veille n’étant parvenues que la veille, en dehors pourtant de tout caractère d’urgence.
  • 11 – 2006 - pour la première fois le budget a recueilli 11 voix contre,  en faisant l’unanimité des oppositions diverses contre lui(1).
  • 12 – 2007 - impréparation : pour pouvoir ouvrir la procédure de consultation des entreprises pour la crèche en 2007 une commission de délégation des services publics, non constituée auparavant, a été créée a posteriori alors que c’est cette instance qui devait discuter du principe même de la délégation.


    (1) auparavant, sur le mandat de sept ans, seule la liste « Bougival Ensemble » a continûment désapprouvé les budgets, en motivant chaque fois et publiquement sa position.

Par Marie-Laure Caniard Liste BougivalEnsemble, Conseillère sortante
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