Site de la liste de gauche de Bougival
Une communauté de gens du voyage, composée d’une trentaine de caravanes, s’est installée sur l’Ile de la Chaussée le dimanche 8 mars.
Le lieu n’étant pas équipé pour ce type d’accueil, nous ne sous-estimons pas l’impact de cet état de fait sur les activités de l’île et de son stade, qui a été fermé au public (notamment sur le club de tennis et le club de football), ainsi que les risques éventuels suscités par des branchements électriques non sécurisés.
Le maire a introduit une procédure d’expulsion au Tribunal de grande instance et l’ordonnance de référé est peut-être rendue au moment où paraît cet article.
Dans le même temps, Madame le maire a adressé un courrier aux Bougivalais pour les tenir informés de la situation.
Ce courrier du 12 mars se termine par « Soyez assurés de ma détermination à résoudre définitivement cette situation et à mettre tout en œuvre pour qu’elle ne se reproduise plus ».
Nous prenons acte de cette volonté de faire appliquer la loi et afin de se doner les plus grandes chances d'y parvenir, nous invitons Madame le maire à respecter les obligations de notre commune au regard des gens du Voyage.
La Loi du 5 juillet 2000 offre en effet un cadre juridique volontariste à leur accueil, assorti de moyens financiers sans précédent pour aider les communes à réaliser les aires de stationnement.
Toutes les communes de plus de 5000 habitants doivent en effet participer à la mise en œuvre du schéma départemental d’accueil, arrêté par le Préfet. L’obligation de créer au niveau de la communauté de communes des Coteaux de Seine - Bougival, La Celle st Cloud, Louveciennes - une dizaine de places n’ayant pas été respectée, ne soyons pas étonnés aujourd’hui, de ce qui arrive.
Le site de la Plaine de Villevert à Louveciennes un jour envisagé, n’a pas été réalisé.
Nous ne sommes pas surpris du peu d’empressement apporté par Bougival à appliquer des dispositions légales en faveur d’une communauté victime de multiples formes de discriminations.
Nous rappelons que c’est « en contrepartie du respect de l’obligation d’accueil que la loi du 5 juillet 2000 permet à une commune d’interdire le stationnement des gens du voyage sur le reste de son territoire ».
Même si l’ordonnance de référé concluait à l’expulsion, ne soyons pas surpris d’un éventuel manque d’empressement des forces de l’ordre à faire exécuter une décision de justice en renvoyant les visiteurs de l’Ile de la Chaussée vers des lieux où les réseaux de distribution d’eau et d’électricité « respectent des mesures obligatoires de sécurité », selon le vœu de Madame le maire.