En complète cohérence avec ce que nous proposons dans le cadre du développemnet des transports en commun au niveau intercommunal, voici, telle quelle, la contribution que nous a adressée un Bougivalais, Monsieur Gabriel BERNARD. Dans cet article, il nous propose les contours que pourrait prendre ce nouveau mode de transport et il se penche sur certains détails de mise en oeuvre...
POUR UN PETIT BUS DE LA COMMUNAUTE DES COTEAUX DE SEINE
(Bougival, Louveciennes et la Celle Saint-Cloud)
Les élections municipales de Mars prochain devraient être l’occasion de mettre à l’ordre du jour la question des transports publics de voyageurs à l’intérieur de la nouvelle Communauté de communes des coteaux de Seine (Bougival, La Celle Saint Cloud, Louveciennes).
La première réalisation marquante de la Communauté de communes pourrait être la création d’un service de transport public reliant les principaux centres d’attraction et de vie de chacune des 3 communes.
1- LE DIAGNOSTIC
Si, grâce au chemin de fer, nos 3 communes sont reliées de manière satisfaisante au centre d’activités de La Défense et à Paris, les déplacements à l’intérieur de chacune des communes ne sont pas toujours assurés de manière satisfaisante et aucun service de bus n’assure de liaison entre les 3 communes. Seules, les villes de La Celle Saint Cloud et, dans une moindre mesure, celle de Louveciennes disposent d’un service de transport propre à la cité. En revanche, il n’existe aucun transport public de voyageurs propre à la ville de Bougival. La ligne de bus No7 reliant la gare de Rueil à la gare de La Celle ne fait que traverser Bougival et ne vise pas à en desservir l’ensemble des quartiers. Cette ligne fonctionne d’ailleurs à faible fréquence en dehors des heures de pointe et aucun service n’est assuré le dimanche et pendant une partie de l’été.
Actuellement, si l’on ne dispose pas de voiture personnelle, il est très difficile par exemple de se déplacer du centre de Bougival au centre de Louveciennes distants d’à peine plus de 2 kilomètres mais comportant 100 mètres de dénivelé. De même, aucun moyen de transport collectif ne relie entre eux les services publics ni les centres commerciaux de chacune des 3 communes.
Aussi est il plus facile souvent d’aller faire ses courses à Parly 2, à la Défense, ou même à Paris, plutôt que de s’adresser au commerce local.
Enfin et surtout, l’accès aux spécialistes de santé (médecins, dentistes, opticiens, kinés, laboratoires ...) répartis sur le territoire des 3 communes est souvent difficile particulièrement pour les personnes âgées souvent démunies de moyen de transport autonome et ne disposant pas toutes de ressources leur permettant d’avoir recours aux services d’un taxi.
En l’absence d’un réseau de transport collectif suffisamment performant au sein de la communauté de communes, les familles se trouvent souvent conduites à équiper chacun de leur membre de son propre véhicule ce qui grève leur budget, crée des nuisances supplémentaires pour l’environnement, et aggrave les difficultés de circulation et de stationnement.
2- LA PROPOSITION
Il serait donc nécessaire, dès que les nouvelles municipalités auront été installées dans chacune des 3 communes de mettre à l’étude la création d’un mode de transport de proximité cohérent.
Cette nouvelle réalisation qui pourrait se substituer, en tout ou en partie, aux réseaux existants, devrait permettre d’assurer un meilleur services sans trop grever les budgets des communes. On peut d’ailleurs noter que la commune voisine de Marly le Roi qui compte une population de l’ordre de 20 000 habitants,deux fois plus faible que celle de nos trois communes proche des 40 000 habitants, met à la disposition de ses administrés 3 lignes de bus desservant les divers quartiers de la ville.
La création d’un service similaire dans les communes des Coteaux de Seine parait donc souhaitable et possible. Et une fois acquis le principe de la création d’un transport de proximité, une étude rapide devrait permettre de déterminer les modalités de la mise en œuvre et les choix à faire, sur les points essentiels :
- taxis collectifs, transports à la demande, ou petits bus, susceptibles de circuler dans nos rues parfois étroites et encombrées par les voitures en stationnement,
- choix du trajet : trajet circulaire, longeant les limites de chacune des communes, ou deux lignes au nord et au sud des limites de la communauté, allant de Louveciennes à la Celle en passant par Bougival,
- fréquence des services : pour commencer, et compte tenu de la composition de la population, on pourrait se contenter de quelques rotations du petit bus dans la matinée et au cœur de l’après midi. Mais il serait essentiel, à la différence de la ligne 7 que le service fonctionne aussi les jours fériés et le dimanche,
- tarification : étudier la possibilité d’intégration dans le système de tarification des transports publics de la région parisienne.
Enfin, il serait bon de pouvoir donner dès le début un nom de baptême à ce nouveau service. Ce pourrait faire l’objet d’un concours ouvert aux écoliers des 3 communes.
A titre de première contribution, on pourrait penser à un nom inspiré par le nom des 3 communes tel que CELLOUBOUGIBUS ou BOUGICELLOUBUS, mais plutôt que ces noms un peu « barbares » ou trop longs on pourrait trouver plus rigolo d’appeler notre petit bonhomme du joli nom de COCOBUS (C0mmunauté COmmunes et BUS), ou de celui, plus consensuel sans doute, de COTOBUS (COTO de Seine et BUS).
Nous remercions Monsieur BERNARD d'avoir enrichi notre réflexion collective et lui proposons d'ores et déjà de participer au groupe de travail qui sera mis en place sur ce sujet quand nous serons aux affaires.