Site de la liste de gauche de Bougival
En effet, une telle dimension conditionne dorénavant le développement de chacune des quatre communes (respectivement, environ 8 500, 7 500, 21 000 et 19 000 habitants, soit un ensemble de 56 000 habitants). Or on constate que l’intercommunalité se trouve être au cœur des propositions des listes gauche alors même qu’elle est pratiquement absente des propositions des municipalités sortantes, qui en ont pourtant assuré les premiers pas.
La conférence de presse a permis d’approfondir la convergence de vue des listes de gauche.
Le découpage actuel laisse Marly à l’écart de la Communauté des Communes des Coteaux de Seine qui rassemble depuis fin 2005 Bougival, Louveciennes et La Celle Saint Cloud. Cela a été questionné. Il en a été de même du fait que les municipalités en place aient refusé aux oppositions municipales de siéger au Conseil de la Communauté de Communes et qu’elles aient maintenu les structures antérieures (Syndicats et Sivom) ou qu’elles aient préféré s’investir dans des sujets secondaires.
Les têtes de listes ont souligné le fait qu’en matière d’assainissement, d’approvisionnement en eau, de gestion des déchets, mais aussi de logement, de transports, de services à la personne, de restauration collective, d’activités diverses que ce soit commerciales, économiques, sportives ou culturelles rien ne peut plus se concevoir à l’échelle d’une seule commune. Or pour ne prendre que deux exemples récents, tels la piscine de La Celle Saint Cloud, ou la prochaine Bibliothèque de Bougival, tout continue de se concevoir en référence à une seule commune. Ils ont stigmatisé l’archaïsme des municipalités actuelles qui en l’occurrence se révèlent à leurs yeux de bien mauvaises gestionnaires en ne recourant pas aux subventions accessibles dés lors que les projets sont conçus au titre de l’intercommunalité allégeant ainsi de façon significative la charge des financements qui pèsent sur chaque commune. Les têtes de listes sont convaincues que le confort quotidien de chacun restera durablement entamé si on en reste aux rivalités entre les communes.
Les listes d’opposition ont fait valoir cette évidence. Situées successivement le long de la voie de chemin de fer les quatre villes sont trop imbriquées, interdépendantes et en symbiose pour ne pas chercher à tirer tous les avantages qui s’attachent à la masse critique qu’elles constituent de fait. Pour ne plus rester dans l’ombre de Versailles, de Saint Germain et de Paris, pour assurer leur développement harmonieux il n’y a qu’un choix : saisir toutes les chances ouvertes par l’intercommunalité, seule en capacité de créer de la cohérence et d’assurer les investissements nécessaires, sans pour autant grever les finances de chaque commune. Pour parvenir à ce bon sens et à cette efficacité il faut sortir la Communauté des communes des coteaux de Seine de la frilosité et du déficit de démocratie qui a marqué ses deux années de lancement. Or le risque est grand que les mauvaises habitudes qui ont été si vite prises perdurent si les municipalités en place étaient reconduites. Du moins l’opposition est elle responsable et constructive en insistant sur ce qui conditionne l’avenir des quatre communes.